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La galerie de Denis Prunier

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28 avril 2010

Jeux d'éveil -2010-

Twin_towers Twin Towers

corne_d_abondance cheval_de_troie 2

  boite_de_pandore narcisse 4

1. Corne d'abondance, 2. Cheval de Troie, 3. Boîte de Pandore, 4. Narcisse

acupuncture Acupuncture

collection_bretzel Collection Bretzel (série de cinq)


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28 avril 2010

Variations sur tanks -2010-

Variations_sur_tanks            pinocchio Pinocchio

Variation sur tanks, projet en cours de réalisation d'une trentaine de chars différents.

21 avril 2010

Contact

Pour me contacter téléphonez moi au 0678367263. J'habite en ce moment sur la région de Caen.

14 avril 2010

Sports et divertissements 2

Amputations et autres par découpage, collage et peinture.

 (petits formats, série de cent, 2009/2010)

poup_e

kkk  chirurgiens

courses_cheval  guerre

nageuse  sur_soi  javelot

poids  vert

aureole  sans

crane_danse  foot  basket

7 avril 2010

La peinture pour tous

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17 mars 2010

Travaux divers

au_revoir_nounours 1 Fanfare 2 Bilboquets 3

1. Au revoir nounours; 2. Fanfare; 3. Bilboquets.

20 octobre 2009

Sports et divertissements

"Chauffeur, suivez cette… sculpture"

 
SLM : Mon dieu pourquoi tous ces gadgets ?
Denis Prunier  : Alors que Dame Nature est si parfaite ?
Aphorisme nocturne.
De l'avis de ses proches, Denis Prunier n'est pas du genre à jouer au meccano les dimanches de pluie.
D'ailleurs pour éviter les week-ends mouillés, il s'est carapaté fissa de sa Normandie natale pour hanter la belle de Mai, haut lieu de la bricole et du recyclage
en tout genre. Ça s'organise par cycles, par couches successives et la mécanique associée à l'organe, ça tient en l'air comme par miracle. Pas tant que je veuille insinuer que le milieu a imprimé
son empreinte, non, mais il y aurait comme qui dirait des prédispositions, un certain négligé ou en terme médical de sérieux antécédents que ça ne m'étonnerait pa
s.
Diable
Pour un visiteur pressé, les sculptures des années 90 étaient clairement identifiables. La poétique hésitait entre Fluxus et le Club Mickey, toutes concentrées qu'elles étaient sur la notion de jeu,
d'échange et de gentille rigolade. la vie de château était composée de bois de cagettes, aérienne, élégante. l'artiste se livrait à une graphie spatiale un rien précieuse.
On pourrait même dire qu'il y avait intentionnellement ou pas une volonté de parti pris, un désir de plaire, de ne pas renverser d'emblée le carafon sur
la nappe des ancêtres. On
  faisait dans le courtois, un rien grunge.
 
Depuis lors, le cas s'est aggravé. Refaire le coup du désenchantement au vu que ce qui nous attend, serait légèrement déplacé (minimalisme techno + scientisme new age), du
Bossuet sur les ruines du 11 septembre. Déplacé. Hors sujet. Néanmoins, l'heure n'est plus à la rigolade et un jour vraiment, il faudra choisir entre les brèves de banquet et l'humour
radical qui scie la vérité en deux. Dans le cas de Prunier, l'humour salvateur a davantage ses origines dans l'univers cinématographique : le plan dans Viridiana où l'amant éconduit se
pend avec la corde à sauter de la gamine apparue dans la scène précédente, la violence délirante des 2 000 maniacs, Fellini et son rhinocéros, la scène finale de Folies de Femmes où le corps de Von Stroheim est balancé aux égouts. C’est-à-dire des constructions visuelles perverses, des projections visuelles où l'œil se retourne. Raccourci. Au plus vite. Au plus juste.
Tellement vite que ces projections prennent place là où le réel se tenait et s'y installent avec l'insistance d'un gosse effronté. C'est plus fort que nous, une fois signalées on ne peut p
lus s'en défaire. Elles ont levé le voile.
 
En terme de vitesse, il faut loucher du côté des Young British Artists pour saisir la mesure. les Fran
çais possèdent de façon moindre cette culture du Night Clubbing dont Sarah Lucas et Tracey Emin sont les parfaits exemples. À la suite de la scène anglaise des années 80, cette nouvelle génération n'a jamais vraiment renoncé au geste sculptural. Ils ont simplement opté
pour une sculpture plus visuelle, moins plastique, au devenir-image choc et provocateur. Ces sculptures sont les pirouettes ultimes de leur univers speed ; un univers en accélération
au risque du crash visuel permanent. Cette misère flamboyante, Prunier l'exprime à sa manière. Ses travaux s'organisent de façon étrange, une passerelle fragile entre sculpture et image, un moyen terme désolé de n'être que ça. En bon élève de Dietman*, les sculptures se feront tôt le matin pour être défaites tard le soir, entrecoupées de roulage d
e clopes, d'allers-retours multiples et nerveux, Atelier/Appart, Appart/Atelier, Atelier/M. bricolage, Appart/Ed. Ouf ! Prunier, c'est bip bip coyote. De la répétition comme forme de changement **.
Même chose pour les sculptures, pourquoi perdre son temps en sophistications incongrues ? Ruons. Le puzzle a construire sera fixé à l'arrache avec un pistolet à colle. On brûlera des éponges en guise de toasts matinaux et amoureux. On se le jouera social en customisant une casquette-quartier-nord en trois feux Mondrian (la culture pour tous), un walkman sera sacrifié (hommage à Pierre Boulquiès). Discrètement, ces sculptures nunuches désamorcent l'esthétique Maison et Tricot, objet du monde publicitaire et des artistes pop. Un monde où les artistes rêvent de vivre entourés de leurs sculptures alors que tout l'enjeu consiste à s'en débarrasser une-bonne-fois-pour-toutes. Hors vue. Hors-champ. Surtout ne pas rêver.
La vitesse
d'exécution de ces sculptures vise peut-être l'éviction de leur objet même. Seul le titre restera, le sourire du chat du Cheshire, le titre-jeu de mots comme dernière sculpture.
  Duchamp déclarait : "J'ai la vie d'un garçon de café", chose à quoi Prunier pourrait ajouter : "J'en ai l'humour". Le mauvais jeu de mots   encombre sacrément le White Cube ripoliné.
  Au
ssi gênant qu'un dessin à la matière fécale de Jacques Lizène ou que l'h omme qui tousse de Christian Boltanski. Même chose pour les collages (ces sculptures en deux dimensions).
  Ciseau. Colle. La réalité des corps sera d'autant plus effrayante qu'on l'envisagera point par point, détail après détail, membre après membre. Inventaire macabre a contrario de la scène première du Mépris de Godart où BB énumère ses parties charnues à l'usage de son amant. "Tu aimes ma sculpture ?". La pièce intitulée Les têtes et les   jambes et qui sera un des moments forts de l'exposition à la Grande Galerie des Bains-Douches abonde dans ce sens. Imaginez les pièces d'un Bowling en céramique composé de jambes roses kitsch et de têtes sanguinolentes. Glissez les doigts entre les deux orifices énucléés,
  la bouche ouverte. Visez.
 
  On peut rire de ça, on peut en vivre. On peut vivre de tout. L
es bras m'en tombent. "Dans la tragédie, il n'y a pas de problèmes" ***

Texte de Stéphane Lemercier.

  Haute_couture
* A ce sujet relire l'entretient entre Erik Dietman et Bernard Lamarche-Vadel dans le catalogue de l'exposition Qu'est-ce-que l'art français ?
 
** L'artiste est d'ailleurs féru de musiques répétitives et électro
  *** Frédéric Nietzsche, du vénilia sur contreplaqué ...

14 avril 2009

Catalogue arthotèque de Caen

Les_101_dalmatiens

101 Dalmatiens (détails)

jeu_d_osseletsMachine___peindre 2 quatuor___cordes23

La_vie_de_chateau   4 Sans_titre 5 Toboggans 6

Home_sweet_mobile_home 7

1. Jeu d'osselets; 2. Machine à peindre; 3. Quatuor à cordes; 4. Vie de Château; 5. Sans titre; 6. Toboggans; 7. Home sweet mobile-home

18 mars 2009

Tohu-Bohu à SMP

On pourrait sortir de l’exposition sans songer à l’humour noir. Et pourtant !
Les éléments que Denis Prunier assemble dans ses pièces fonctionnent un peu comme des pictogrammes et le sens que leur donne leur usage commun s’articule ici avec le sens issu de ses assemblages; jouant également avec le titre, comme le suppose l’aspect illustratif des œuvres.
Dans la salle du fond, le “quatuor à corde” est emblématique de ces déviances; 4 volumes noirs, modelés aux gabarits respectifs et caractéristiques des 2 violons, de l’alto et du violoncelle, et désignant ainsi leurs étuis, pendants au plafond par des cordes. Le nœud qui les retient suggère (la réalisation n’en aidant pas la lecture) que ce n’est pas le jeu esthétique consistant à présenter des sculptures au plafond au lieu du sol qui était en jeu. Mais bien le jeu de mot sur la corde qui fait que les sculptures sont, ou se sont, pendues au plafond. Le rendu à la Niki de Saint Phalle des silhouettes noires accentue leur air de personnages : les 2 enfants, la maman et le papa. M.Roche, qui a écrit (entre autres) de nombreuses pages sur le violon, relève lui aussi l’air de silhouette :
Tu es là dans ta boite cercueil étui grand écrin. *



Dans la grande salle, ce ton est confirmé, quoi que sous un jour plus narratif, par une installation faite d’une foule de landaus de guerre disposés à une bataille rangée qui, contrairement au “quatuor”, n’a pas atteint le, terme de son histoire. Grandeur nature, chacun de la quinzaine de véhicules, a été peint avec un motif de type camouflage mais dans une gamme de coloris voyants empruntée à un logiciel de 3D, ceci étant encore accentué par l’application uniforme de cette peinture à tout le “corps” du landau qui se trouve alors comme enrobé dans ce motif. Que la mode ait déjà fait son beurre de ce motif, cela ajoute un grade cynique. En sus de cet habillage d’inspiration militaire, chaque landau est doté et orné d’un trio de cylindres métallisés qui figurent des mitraillettes. Pas de délire cinéticotribal ou autre discours sur l’art ; c’est dans le registre de la satyre que se place l’exposition, ici le message est clair : dès la crèche, l’enfant est condamné à se battre.



Dans “l’échiquier” on retrouve un message similaire, mais dont la synthèse esthétique correspond à la réalité de la pièce et fait ainsi l’économie du recours à la narration... En forme de cible à damier où les différentes pièces du jeu d’échec, agrémentées de dards, sont plantées, cet hybride de jeux signifie : les dés sont jetés et c’est pour la vie...
En mettant de côté la philosophie et la psychanalyse, observons que les pièces décrites forment 3 types : l’hybride ou collage d’éléments de même fonction ou nature, l’assemblage d’éléments aux fonctions antinomiques (on connaissait les cercueils à roulettes), l’assemblage d’éléments sans parenté autre que verbale (corde)...



Face à la cible d’échecs on voit une pièce semblable : 2 raquettes de badminton tordues, attachées par un faible mousqueton et dont une est, comme malade, ployant sous le poids imaginaire de l’autre qu’elle retient au mur. Le dispositif est aussi simple que le message : des 2 éléments identiques et complémentaires dans leur fonction d’accessoires du même jeu, on remarque la contrainte de complémentarité. Une raquette de badminton seule est comme un bois flotté ; navire à la dérive. Une pièce de Rosemarie Tröckel présentée à l’entrée d’un exposition intitulée TRUST fait écho à celle de Prunier. C’est un pull-over à 2 cols, pour des siamois par exemple... Mais la force des raquettes vient, non sans morale, de leur précarité, celle du mousqueton, qui n’est même pas cadenassé, la maigreur du manche qui courbe l’échine, le cordage palichon etc.
Cet aspect ancre le travail dans la subjectivité de l’artiste : on lit aisément cette contrainte géméllaire, telle qu’elle est représentée ici, comme un commentaire du départ d’Olivier Turpin qui ploie, mais ne peut rompre avec Franck, son frère jumeau, et quitte donc Tohu-Bohu et son collaborateur, qui n’est autre que Denis Prunier, pour Paris. Ceci pour amener un épisode qui ne peut être que le dernier de cette épopée mélancolique : la pendaison sur céramique. Le dessin du pendu repris du jeu (encore) du même nom y est utilisé comme motif pour un carrelage. Les sections de potence que l’on assemble au fil du dessin correspondent ici à des sections du motif restitué par l’agencement des carreaux. La gratuité du jeu, rendue par répétition du motif (il y a 2 pendus), révèle un contraste caustique entre le dessin morbide et sa réalisation enfantine de peinture sur céramique qui jouent avec cette adéquation graphique, de sorte à ce que cette pièce synthétise les 4 autres.



Une fatalité sourd des imbrications trop adéquates :
Est ce la douleur qui s’en va, ou moi qui m’y habitue ? *

* extraits de Maurice Roche ds Maladie Mélodie, ed. Seuil.

Mathieu Provansal

18 novembre 2008

For your pleasure

for_your_pleasure
Collection L'unique (2008), 2m/2m.
 

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La galerie de Denis Prunier
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